|
Petit voyage dans le passé et les racines de la cité des Antonins. Il y a un peu plus de 120 ans, sur décision
du Conseil Municipal, il était décidé de construire un marché couvert pour rassembler l’ensemble des
commerces de bouche en un seul et même lieu.
A l’époque, les marchés étaient thématiques et se disséminaient un peu partout sur les places de la ville.
Dans un souci de cohérence et sous le couvert du respect de l’hygiène, les élus ont donc décidé de créer un marché couvert.
En réalité, ils ne faisaient que suivre l’air du temps et la tendance de réaménagement des centres-villes.
D’autant que la popularisation de l’acier avec les inventions d’Auguste Eiffel et de Baltard
permettaient de rapidement entreprendre de grands chantiers avec des moyens limités.
|
Une autre motivation moins honorable et un peu « tendance » à l'époque pour les élus, consistait à
récolter plus facilement et de manière systématique les taxes dues par les marchands (redevances).
On peut rappeler à ce propos, qu’à l’époque, les grandes surfaces n’existaient pas, et que ce sont donc les politiques
qui ont inventé (sans vraiment en prendre conscience), la notion d’un lieu unique pour faire ses courses.
Dans un premier temps d’ailleurs, les commerçants pouvaient s’acquitter de leurs taxes de façon journalière.
Construites en moins d’un an après la démolition d’une partie du centre de Nîmes (l’Ecusson),
les Halles ont donc vu le jour en 1884. Pour répondre à l’évolution de la société et notamment à la prolifération
de l’automobile dans les ménages, les Halles ont pas mal évolué suivant les époques.
|